mardi 4 décembre 2007

Declaration of World against War Conference

STOP THE WAR COALITION
03 December 2007
Email office@stopwar.org.uk
T: 020 7278 6694
Web: http://www.stopwar.org.uk

DECLARATION OF WORLD AGAINST WAR CONFERENCE

Agreed unanimously by 1200 delegates from 26 countries attending the World Against War Conference on Saturday 1 December 2007.

This conference of delegates from peace, anti-war, anti-imperialist and liberation movements across the world declares its opposition to the "endless war" prosecuted by the US government against states, peoples and movements in all parts of our planet.

We oppose the interference of the US and its allies in sovereign states, and assert the right of all peoples to self-determination. We support all people fighting for peace and against imperialism.

In particular, we demand:

* An immediate end to the illegal military occupation of Iraq, which has caused hundreds of thousands of deaths and displaced millions of people, a withdrawal of all foreign troops and the full transfer of sovereignty to the Iraqi people and their representatives.

* A halt to all preparations for an attack against Iran, and a commitment to solve any issues through exclusively diplomatic means.

* A withdrawal of foreign troops from Afghanistan, allowing the Afghan people to determine their own future.

* Justice for the Palestinian people, and an end to Israeli aggression throughout the Middle East.

* An end to plans for US missile defence, and that all states actively pursue nuclear disarmament.

We affirm the solidarity of all those fighting for peace, social justice and self-determination worldwide, and commit ourselves to strengthening our unity and developing new forms of co-operation.

We therefore designate the anniversary of the invasion of Iraq as a worldwide day of action in support of the demands NO ATTACK on IRAN and TROOPS OUT OF IRAQ/ and AFGHANISTAN and call on all national anti-war movements to hold mass protests and demonstrations on that day.

lundi 3 décembre 2007

Main basse sur le pétrole, interview d'Abdel Amir Al-Anbari

Publié dans Afrique Asie - Décembre 2007

http://www.afrique-asie.fr/images_articles//aa%2025/50%20a53%20anbari.pdf

Irak Plus de quatre ans après l’invasion de ce pays par les troupes américaines, les États-Unis peinent à imposer une nouvelle loi pétrolière qui ferait la part belle à leurs majors. Abdel Amir Al-Anbari, grand spécialiste des questions pétrolières internationales et ancien ambassadeur irakien, explique pourquoi cette loi suscite tant de réserves.

EN CONTRÔLANT LE PÉTROLE IRAKIEN, LES ÉTATS-UNIS VEULENT AUGMENTER LEUR INFLUENCE SUR LE COURS DU BARIL.
Pour Al-Anbari, il faut limiter le taux de profit des compagnies étrangères.


MAIN BASSE SUR LE PETROLE

■ En mars 2007, le gouvernement irakien adoptait à l’unanimité le projet d’une nouvelle législation pétrolière. À l’époque, les autorités pensaient que le Parlement, le Conseil des représentants, pourrait approuver la loi avant le 31 mai. Nous sommes à la mi-octobre et cette approbation n’est toujours pas intervenue. Quelle est votre analyse sur les problèmes auxquels se heurte le gouvernement dans ce domaine ?

❒ L’élément fondamental est que l’Irak est un pays occupé depuis 2003. Outre les questions de sécurité, cela suscite des doutes importants sur la légitimité des autorités à engager, dans le long terme, le pays sur un sujet aussi crucial pour l’Irak que la nouvelle législation pétrolière.

◗ Projet de loi contesté

Il est naturel que de nombreux Irakiens se posent beaucoup de questions sur un texte aussi capital. De plus, ce qui me frappe, c’est que les dispositions de la future loi sur les contrats de partage de production sont très éloignées des normes contractuelles qui prévalent aujourd’hui dans la région du Golfe.

Un autre problème fondamental porte sur les relations entre l’État central, les provinces et les compagnies pétrolières, même s’il est dit que les accords pétroliers conclus entre une province et une compagnie ou un consortium seront soumis à une validation de la part des autorités centrales. En Irak comme ailleurs, les grandes décisions en matière d’exploration, de production, de fixation des prix ou d’exportation doivent être prises par le gouvernement central et non par les provinces et par les compagnies privées. Les ressources pétrolières doivent être gérées de façon optimale, ce qui suppose évidemment qu’il y ait une seule politique pétrolière nationale, et non plusieurs. Ajoutons que ce problème ne découle pas seulement du projet de loi mais de la Constitution actuelle de l’Irak.

De nombreuses personnes, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Irak, ont envoyé des lettres et des pétitions au Parlement pour lui demander d’amender significativement le projet de loi soumis par le gouvernement.
Parmi elles, on trouve des intellectuels, des économistes, des responsables politiques ou d’anciens responsables. Cette forte opposition est la raison pour laquelle la loi n’a pas encore été adoptée, malgré les pressions des États-Unis en ce sens.

◗ Distribution inégale

Cette situation a une conséquence importante : même si la loi pétrolière était adoptée en l’état, sa durée de vie effective ne serait pas très longue. Il est probable qu’un nouveau régime l’amenderait, voire l’annulerait entièrement. Quand on voit d’ailleurs les différends entre le ministère irakien du Pétrole et le gouvernement régional du Kurdistan, on se rend compte que l’architecture actuelle est très fragile.

■ Le projet de loi prévoit un partage des revenus pétroliers entre les principales communautés du pays. Les partisans de ce texte pourraient vous répondre que peu importe que le pétrole soit produit au nord, au sud ou au centre de l’Irak, puisque les recettes qui découleront de cette exploitation profiteront à l’ensemble de la population.

❒ En théorie, c’est juste. Mais nous devons regarder les réalités. Le projet de loi prévoit que les provinces géreront elles-mêmes les nouvelles découvertes.

◗ Intérêt national

Il est clair que, pour elles, il sera très tentant de considérer ce pétrole comme le leur et de vouloir conserver une plus grande partie, voire la totalité, des revenus liés à ces nouvelles exploitations pour satisfaire leurs besoins propres. La seule solution réaliste et juste est le contrôle des revenus par le gouvernement central, afin que ces revenus soient gérés dans l’intérêt de toute la population irakienne sans considération religieuse ou communautaire. Mais, là encore, le problème fondamental vient de la Constitution. Le projet de loi met en effet en oeuvre certaines de ses dispositions.

■ Vous soulignez que, derrière ce projet de loi, il y a la Constitution. Certes, beaucoup d’Irakiens la critiquent, mais nombreux sont ceux qui la soutiennent et ne sont pas prêts à accepter sa révision.
Quelles sont les possibilités de changement?


❒ Des partis, des groupes et des personnalités très influents demandent que la Constitution soit amendée. Je pense que certains arrangements seront trouvés mais sans doute pas dans le court terme. Il s’agit d’une question de moyen ou de long terme.

■ Le débat fait rage autour de la notion de fédéralisme avec les conséquences qui en découlent, notamment sur le plan pétrolier. Mais, après le régime de Saddam Hussein, n’est-il pas évident que les Kurdes et les chiites se prononcent fermement en faveur d’un État fédéral plutôt que pour un régime centralisé ?

❒ Le concept de système fédéral peut avoir des significations très différentes pour diverses personnes. Mais il faut insister sur un point clé : en Irak, les sunnites ne sont pas différents des chiites.

◗ Combines américaines

Les Irakiens, dans leur écrasante majorité, se définissent d’abord comme arabes et considèrent que le fait d’être sunnite ou chiite est une question privée. Nous constituons un pays arabe et unifié qui est l’un des membres fondateurs de la Ligue des États arabes et qui, comme le soulignait le grand historien britannique Arnold Toynbee, est l’un des berceaux de la civilisation mondiale.

■ Depuis 2003, certains analystes et intellectuels estiment que l’un des objectifs des États-Unis en Irak est le contrôle des réserves pétrolières colossales de ce pays. Mythe ou réalité ?

❒ Réalité, sans aucun doute. Mais il faut bien comprendre que l’objectif n’est pas le contrôle physique en soi du pétrole. Pour les autorités américaines, ce qui est important, c’est aussi et surtout de contrôler la commercialisation du pétrole et de pouvoir, à travers l’Irak, influencer les politiques de l’Opep, ainsi que celles d’autres pays considérés comme présentant des risques pour la puissance et les intérêts américains.

■ Pouvez-vous préciser ?

❒ Une capacité d’influence sur la fixation des prix du pétrole peut par exemple permettre de peser sur la situation économique d’États tels que la Chine et l’Inde, qui importent la plus grande partie de leurs approvisionnements pétroliers.

■ Mais les États-Unis sont le premier importateur mondial de pétrole, loin devant la Chine. Une hausse des prix du pétrole ou une tension sur les approvisionnements aurait sur eux-mêmes un impact négatif.

❒ Oui, mais du fait de leur influence politique et économique et de leurs compagnies pétrolières, l’accès des États-Unis au pétrole est sans égal, que ce soit dans la région du Golfe ou en Amérique latine, en Afrique du Nord ou en Europe.

■ Plusieurs compagnies pétrolières ont signé des contrats avec le gouvernement régional du Kurdistan, d’autres sont sur le point de le faire et les majors regardent de très près les gisements géants du sud de l’Irak. Auriez-vous des conseils à donner aux compagnies qui éprouvent un grand intérêt pour ce pays et qui, sous certaines conditions de sécurité, pourraient envisager d’y investir dans les mois ou les années qui viennent ?

❒ Pour moi, le point le plus important est la question des termes des accords pétroliers que des sociétés étrangères pourraient signer en Irak. Du fait de son potentiel considérable, ce pays présente un risque d’exploration très faible et les coûts de découverte et de production sont très bas. Si une compagnie conclut un contrat qui lui assure un taux de rentabilité de l’ordre de 15 % sur son investissement, cela me semble raisonnable.

◗ Négocier serré

Si cette même compagnie obtenait un taux de profit de 20 %, 25 % ou 30 %, ce serait le signe qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Or, ce qui est actuellement envisagé pour les futurs contrats de partage de production pourrait déboucher sur un taux de rentabilité de 20 % ou plus. Je pense que, pour l’Irak, ce serait trop élevé, pour les raisons que je viens de rappeler.

■ Vous disiez que, même si le projet de loi présenté par le gouvernement était adopté par le Parlement, la loi qui en résulterait serait susceptible d’être significativement modifiée du fait des critiques et oppositions suscitées par certaines dispositions clés. Ce point de vue ne vous conduit-il pas à conseiller à des firmes étrangères d’attendre une clarification ultérieure de la situation ?

❒ Si la loi était adoptée, je pourrais dire aux compagnies : OK, allez de l’avant mais soyez attentives aux conditions contractuelles. Si vous obtenez aujourd’hui des conditions qui sont très avantageuses pour vous, vous prenez le risque de subir des pressions très fortes plus tard pour que le contrat soit amendé, comme nous avons pu le voir dans plusieurs pays producteurs dans la période récente. Savoir être raisonnable constitue la meilleure garantie de la durabilité d’un accord pétrolier. ■


◗ * Interview publiée avec l’accord de Pétrole et Gaz arabes, éditée par
le Centre arabe d’études pétrolières à Paris (
www.arab-oil-gas.com)

بيان من المجموعة التركمانية في مجلس محافظة كركوك


بيان من المجموعة التركمانية في مجلس محافظة كركوك

يعلم الكل من أهالي محافظة كركوك وأشقائهم من مواطني جمهورية العراق، أن المواطنين التركمان كانوا السباقين إلى المناداة بوحدة وسيادة العراق والحفاظ على مصالح محافظة كركوك بكافة قومياته ومكوناته رافضين على الدوام مبدأ الانفراد بالقرار والتصرفات الاستعلائية من أي كان.

وقد سبق وأن أبدينا بكل وضوح موقفنا حول مقاطعة اجتماعات مجلس محافظة كركوك لحين التثبت من إجراءات حسن النية وسيادة مبدأ احترام الغير وعدم التفرد بالقرار. إن كركوك التي يعلم الكل ماضيها وتاريخها ومكونها الرئيسي من التركمان لا يستجاب حاليا إلى ابسط مطالباته المشروعة ومن ذلك استبدال لوحة المحافظة باللغات الثلاث لتكون متوافقة مع الدستور الذي نص على جعل اللغة التركمانية لغة رسمية في المناطق التي يشكلون فيها كثافة سكانية ، وليس من المتوقع أن تنكر الجهات الأخرى فعلا حتى وجود كثافة سكانية تركمانية في كركوك وان أرادت عدم الاعتراف بأغلبية سكانها الأصليين.

إننا نعلن للملأ بأننا لسنا طلاب وظائف حكومية أو مناصب نقنع بها لتغيير مبادئنا بل نريد الخير لكل مواطني كركوك دون استثناء. ولذلك فإننا نرى أية اتفاقية لا تشمل كل مكونات المحافظة اتفاقية غير متكاملة ولا تخدم الهدف الأساسي ، إلا إذا كان الغرض منه الادعاء بعدم وجود التركمان في المحافظة ، وليس ذلك بغريب علينا فقد قامت الأنظمة السابقة بتجربة ذلك دون القضاء على الزخم الجماهيري للمواطنين التركمان في هذه المحافظة الصامدة.

انطلاقا مما تقدم فأننا نعلن بأن مقاطعتنا لاجتماعات المجلس مستمرة إلى أن يلبى جوهر مطالباتنا المشروعة للرجوع إلى التفاوض، ونرى أنفسنا إزاء هذا التطور في حل من أية اتفاقات سابقة حيث سنقوم بالاستمرار في الدفاع عن حقوق المواطنين التركمان ونعرض مطاليبنا الجوهرية التي نراها مناسبة متوخين التثبت من حسن النية في التعامل مع هذه المطالب.

ومن الله التوفيق.

03/12/2007

dimanche 2 décembre 2007

4.5 millions de réfugiés irakiens - APPEL A L'ACTION

Une part des revenus pétroliers irakiens

Plus de 4,5 millions d’Irakiens — un cinquième de la population — ont été déplacés à l’intérieur et à l’extérieur de leur pays, en raison des politiques sectaires menées par l’occupation et les gouvernements qu’elle a installés depuis l’invasion illégale de l’Iraq en 2003

La communauté internationale, les forces d’occupation et le gouvernement en Irak, sont légalement tenus de soutenir et de protéger les réfugiés irakiens

Les réfugiés irakiens sont des citoyens irakiens. Ils ont les pleins droits de vivre dans la dignité, de bénéficier équitablement des ressources nationales, ainsi que de rentrer dans leurs foyers

Le Conseil de sécurité de l’ONU, en tant que plus haut organe des Nations Unies, a le pouvoir et l’obligation légale, d’assurer les besoins des réfugiés irakiens, en adoptant une résolution qui exige de l’Etat irakien de répartir proportionnellement les revenus nationaux aux agences responsables et aux pays d’accueil

Après les 13 ans de sanctions désastreuses, imposées par l’ONU, qualifiées comme génocide, l’invasion illégale américaine et l’occupation de l’Irak, avec la complicité du Conseil de Sécurité (CSNU) incapable de protéger le peuple et l’Etat Irakien ou de s’acquitter de ses propres obligations, ont débouché sur une catastrophe humanitaire sans pareil depuis la Seconde Guerre mondiale.

En plus d’avoir causé la mort violente de plus d’un million d’Irakiens, 2,3 million d’Irakiens ont été déplacés à l’intérieur de leur propre pays, tandis que plus de deux millions d’autres sont dispersés principalement dans les états voisins. La Société du Croissant-Rouge irakien rapporte que à intérieur de l’Iraq, au mois d’octobre 2007, 368479 Iraquiens ont été forcés de quitter leurs foyers, tandis qu’environ 60000 Irakiens fuient le pays vers les pays voisins chaque mois.

La classe moyenne irakienne moderne et instruite, dont le rôle est nécessaire — maintenant et dans l’avenir — pour faire fonctionner l’Etat, l‘économie, et construire la culture irakienne, a été décimée. Suite aux assassinats systématiques, aux emprisonnements, aux raids et sieges militaires, aux menaces et à la discrimination, la plupart de ceux qui restent de cette classe a quitté le pays. L’absence de cette classe moyenne a abouti à la rupture de tous les services publics pour l’ensemble de la société irakienne.

Toutes les informations en provenance de l’Irak, montrent que la peur pour leur vie, imposée aux Irakiens est à l’origine du déplacement de millions d’entre eux à l’intérieur et à l’extérieur de leur pays. Les Irakiens déplacés sont des réfugiés, par définition, et conformément au droit international. La Convention des Nations Unies sur les refugiés de 1951, et ses protocoles additionnels de 1967, stipulent qu’un réfugié est une personne “ qui craignant avec raison d‘être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays”.

Les réfugiés irakiens, ont le droit à la vie et à la dignité

L’occupation menée par les Etats-Unis et les gouvernements qu’elle a installés, ont le devoir, en vertu du droit international, selon la IVeme Convention de Genève et ses protocoles additionels, et par les resolutions 1265, 1296, et 1674, de protéger la vie des civils en Irak et d’assurer les besoins fondamentaux. Au lieu de cela, l’occupation et les gouvernements qu’elle a installés, imposent un état de terreur, en recourant à l’emploi disproportionné et aveugle de la force, et en mettant en œuvre des politiques sectaires au point de sponsoriser des milices sectaires qui perpetrent des nettoyages ethniques. Ils demeurent incapables, ou peu désireux, de fournir les services les plus fondamentaux, y compris l’accès adéquat à l’eau et l‘électricité. Ces politiques obligent des millions de personnes à vivre dans la pauvreté et / ou à fuir pour leur survie.

Ni l’occupation et les gouvernements qu’elle a installés, ni les différents Etats et la communauté internationale, se sont acquittés de leurs obligations juridiques et morales envers les Irakiens déplacés ou les pays d’accueil. Non seulement les conditions de vie des Irakiens se détériorent, mais de plus ils deviennent un fardeau social, économique et financier pour les pays hôtes, dont plusieurs ont déjà d’importantes populations de réfugiés.

Les réfugiés irakiens ont droit à la sécurité, à des passeports reconnus et à des permis de séjour, à l’alimentation, au logement, à la santé et à l‘éducation. Les pays hôtes n’ont pas la capacité de scolariser le grand nombre de jeunes réfugiés irakiens dans des écoles et dans l’enseignement supérieur. Si aucune mesure urgente n’est prise pour trouver une solution à ce problème, alors une génération d’Irakiens perdront leur droit d’accès universel à l‘éducation. Ce n’est pas seulement nuisible aux réfugiés irakiens, mais aussi à l’avenir de l’Irak. Il est urgent que les élèves et étudiants aient accès à l‘école. Aider les pays d’accueil pour répondre aux besoins des réfugiés irakiens se traduirait également par le renforcement et la mobilisation du riche potentiel des réfugiés.

Une solution est nécessaire de toute urgence. La vraie réponse est la fin des causes de la violence en Irak, pour permettre aux réfugiés irakiens de retourner en toute sécurité dans leurs foyers. Toutefois, bien que la protection des civils contre la violence, conformément au droit international humanitaire, soit de la responsabilité de l’occupation et des gouvernements qu’elle a installés, aucun signe montre qu’ils s’acquittent de ce devoir. Chaque jour, la violence contre les civils se répand dans de nouvelles régions. L’exode continuel des Irakiens est la preuve que le gouvernement de l’Iraq, appuyé par l’occupation, ne protège pas sa population.

Le Conseil de sécurité devrait adopter une résolution, maintenant

Le Conseil de sécurité a le droit et le pouvoir politique d’adopter une résolution exigeant que l’Etat irakien alloue une part des revenus provenant du pétrole irakien – en proportion avec le nombre de citoyens irakiens temporairement déplacés – pour les réfugiés irakiens aux pays hôtes. Aucune objection juridique ne peut être soulevée contre cette action. Les réfugiés irakiens sont des citoyens irakiens. Ils ont le droit de bénéficier des ressources nationales, et de faire valoir les nécessités de protection et de soutien de l’Etat irakien. Leur droit de retour est garanti.

Il existe meme un précédent dans la jurisprudence pour une telle action concernant l’Irak, avec la résolution 986 de 1995 du CSNU. Cette résolution, elle aussi a été adoptée pour des motifs humanitaires. Elle exigeait que l‘État irakien alloue une partie des revenues irakiens au Programme inter agency des Nations Unies afin d’” assurer une distribution équitable des secours humanitaires à tous les segments de la société irakienne”, y compris aux citoyens irakiens qui résidaient dans les trois gouvernorats du Nord, qui n’etaient pas supervisés administrativement par le gouvernement central. Les réfugiés irakiens, a l’heure actuelle, sont dans la même situation en étant dehors de l’administration du gouvernement central de l’Irak.

La responsabilité des États envers les réfugiés est établie dans le droit international. Obliger l’Etat irakien, par le biais d’une résolution du CSNU, à répartir proportionnellement les revenus pour les citoyens irakiens déplacés, est le seul moyen efficace pour les pays d’origine et la communauté internationale de s’acquitter de leurs obligations vis-à-vis des réfugiés irakiens et des pays hôtes, tout en préservant les droits des réfugiés et leur dignité de citoyens irakiens. Les organismes de secours des Nations Unies, les institutions des pays hôtes, les organisations non gouvernementales et les représentants des réfugiés irakiens pourraient administrer la distribution des recettes affectées.

Appel à l’action

Les déplacés et réfugiés Irakiens ne peuvent pas attendre de pouvoir rentrer chez eux pour que leurs besoins essentiels soient satisfaits. La communauté internationale a le devoir moral d’agir dès maintenant. La résolution CSNU 986 de 1995, a établi que les recettes du pétrole irakien sont celles de tous les Irakiens. En tant que citoyens Irakiens, les réfugiés irakiens, ont les mêmes droits de partage des richesses de l’Iraq.

Nous faisons appel à tous les gouvernements, aux agences et organisations des Nations Unies, aux associations de droit, des droits de l’homme, humanitaires, et à toutes les personnes de conscience à travailler ensemble pour veiller à ce que le Conseil de sécurité adopte et mette en œuvre cette proposition obligeant l’Etat irakien à allouer les revenus pétroliers aux réfugiés irakiens.

Nous exigeons que les Etats – en particulier ceux qui sont impliqués dans l’invasion illégale et la destruction de l’Iraq – remplissent leurs obligations et responsabilités et apportent les fonds nécessaires au Haut Commissariat des Nations Unies (HCR) pour sa mission de protection des réfugiés et déplacés Irakiens.

Nous demandons à tous de recueillir des fonds et de prendre toutes les mesures pour fournir une aide directe aux réfugiés irakiens et aux organisations les aidant.

L’humanité est en détresse en Iraq. Notre responsabilité morale est de la sauvegarder. Rejoignez-nous.

Initiative Irakienne Internationale pour les refugiés irakiens

26 November 2007

Premiers signataires:

Hans von Sponeck, Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour l’Iraq (1998-2000), Allemagne.
Denis Halliday, Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour l’Iraq (1997-1998), Irelande.
Ms. Niloufer Bhagwat, Avocate, Vice Présidente de l’ Association Indienne des avocats.
Mathias Chang, 37 années dans le mouvement anti-guerre, Malaisie.
Sabah Al-Mukhtar, Président de l’Association des Avocats Arabes, Royaume Uni.
Issam Al-Chalabi, Ancien ministre du pétrole, Irak-Jordanie.
Saeed .H. Hassan, Ancien Représentant Permanent de l’Irak aux Nations Unies, Irak -Egypte.
Dr Curtis F J Doebbler, Professeur de Droit, Université Nationale de Najah, Naplouse, Palestine.
Dirk Adriaensens, Membre du Commité Executif du BRussells Tribunal, Belgique.
Dahr Jamail, Journaliste Indépendant , Auteur de “Beyond the Green Zone: Dispatches from an Unembedded Journalist in Occupied Iraq”, USA.
Paola Manduca, Généticienne et Activiste Anti-guerre, New Weapons, Italie.
Bert De Belder, M.D., Coordinateur, Aide Médicale pour le Tiers Monde, Belgique.
Mohammed Aref, Ecrivain scientifique, Conseiller de la ‘Fondation Arabe en Science&Technologie’, Irak – Emirats Arabes Unis.
Abdul Ilah Albayaty, Ecrivain, Analyste politique irakien, Irak-France.
Dr Ian Douglas, Ecrivain, Egypte.
Hana Al Bayaty, Coordinatrice de l’Initiative Irakienne Internationale pour les réfugiés, France-Irak / Egypte.

Pour signer la pétition cliquer sur le lien ci-dessous:

http://3iii.org/petition/iraqi-oil-revenues-for-iraqi-refugees-petition

samedi 1 décembre 2007

Iraqi International Initiative on Refugees - PETITION

Please, publish, spread, develop and coordinate with us. Please sign the petition at http://3iii.org/petition/iraqi-oil-revenues-for-iraqi-refugees-petition


Iraqi Oil Revenues for Iraqi refugees

More than 4.5 million Iraqis, a fifth of the population, have been displaced inside and outside their country due to the sectarian policies of the occupation and the governments it has installed since the illegal invasion of Iraq in 2003.
The international community, the occupation powers, and the government in Iraq are legally required to support and protect Iraqi refugees.

Iraqi refugees are Iraqi citizens who have a full right to live in dignity, a right to benefit equally from national resources, and a right to return to their homes.
The UN Security Council, as the highest body of the UN, has the power and legal duty to ensure that the needs of Iraqi refugees are met by passing a resolution to require that the Iraqi state allocate proportionate revenue to responsible agencies and hosting countries.

Call for action

Displaced and refugee Iraqis cannot wait until they can return home for their essential needs to be met. The international community has the moral obligation to act now. UNSC Resolution 986 of 1995 established that Iraqi oil revenue is for all Iraqis. As Iraqi citizens, Iraqi refugees have equal rights to share in the wealth of Iraq.

We call upon all governments, UN agencies and organizations, law, human rights and humanitarian associations, and all people of conscience to work together towards ensuring that the UNSC adopt and implement this proposal of obliging the Iraqi state to allocate oil revenues for Iraqi refugees.

We demand that states particularly those involved in the illegal invasion and destruction of Iraq fulfill their obligations and responsibilities and provide necessary funding for the UN High Commissioner on Refugees (UNHCR) mission of protecting displaced Iraqis.

We call upon all to raise funds and take all measures to provide direct aid to Iraqi refugees and the organizations helping them.
Humanity is in distress in Iraq. Our moral responsibility is to save it. Join us.

Attached is the platform of the Iraqi International Intiative
http://3iii.org/proposal

* To endorse, contact: hanaalbayaty@3iii.org

* To sign the petition: http://3iii.org/petition/iraqi-oil-revenues-for-iraqi-refugees-petition

* To stay informed on the campaign: http://www.3iii.org/

Iraqi International Initiative on refugees

First Signatories:

Hans von Sponeck, UN Humanitarian Coordinator for Iraq (1998-2000), Germany.
Denis Halliday, UN Humanitarian Coordinator for Iraq (1997-1998), Ireland.
Ms. Niloufer Bhagwat, Advocate, Vice President of the Indian Association of Lawyers.
Mathias Chang, 37 years in the antiwar movement, Malaysia.
Sabah Al-Mukhtar, President Arab Lawyers Association, UK.
Issam Al-Chalabi, Former Iraqi Oil Minister, Iraq-Jordan.
Saeed .H. Hassan, Former Iraqi Permanent Representative to the UN, Iraq -Egypt.
Dr Curtis F J Doebbler, Professor of law, at Najah National University, Nablus, Palestine.
Dirk Adriaensens, Member Executive Committee BRussells Tribunal, Belgium.
Dahr Jamail, Independent Journalist, Author of "Beyond the Green Zone: Dispatches from an Unembedded Journalist in Occupied Iraq, USA.
Paola Manduca, Geneticist and Antiwar Activist, New Weapons, Italy.
Bert De Belder, M.D., Coordinator, Medical Aid for the Third World, Belgium.
Mohammed Aref, Science Writer, Advisor for Arab Science&Technology Foundation, UAE.
Abdul Ilah Albayaty, Writer, Iraqi Political Analyst, Iraq-France.
Dr Ian Douglas, Writer, Egypt.
Hana Al Bayaty, Iraqi International Initiative Coordinator, France-Iraq / Egypt.

"New sectarian map of Baghdad areas"


Please click on image to enlarge
The New York Times publishes what it calls is the "new sectarian map of Baghdad areas" on its website. The maps show the changes from June 2006 until November 2007."

REMEMBERING THE HORROR AND SHAME OF FALLUJAH, by Allen L. Rowland


There will come a day, in the not too distant future, when George W Bush will stand before an International Tribunal and be forced to face the consequences of not only his illegal war and occupation of Iraq but the brutal and wanton destruction of the city of Mosques ~ Fallujah: Allen L Roland.

It was November, 2004 and the Cheney/Bush/Rumsfeld juggernaut decided to teach the Iraqi resistance a lesson by razing their beloved city of 200 mosques to the ground.


No one in the major media even blinked when Fox News military "analyst," retired Lieutenant General Tom Mc Inerney diagnosed in December 2004 what our mission in Fallujua should be ~ "We must be ruthless, especially in the area of collateral damage," he said self-righteously. "We shouldn't be concerned about collateral damage. All the good civilians are gone. If we must make Falluja Carthage, then let's make Falluja Carthage..."


America became an angel of death during those days of horror and shame ~ and Anwaar Hussain brilliantly recaptures that moment in time ;
" For the first time since the Wehrmacht swept through Europe, the world is witnessing a major imperialist power launching an unjustifiable war, placing an entire people under military occupation and carrying out acts of collective and visible punishment against civilian populace. The US media’s wretched connivance in this deception is incredible, as incredible as the fact that this war, based on undeniable lies as it was, was sold to the American people as the gospel truth ordained by God. "


When will rightful anger and outrage replace our national state of apathy and lethargy ?
Allen L Roland http://blogs.salon.com/0002255/2007/11/30.html

I Am Become Death - The Destroyer of the Worlds
Anwaar Hussain
Truth Springhttp://truthspring.info/articles/

" As November 2007 draws to a close, it will be full three years since American forces razed the Iraqi city of Fallujah to ground. It was in November 2004 that George Bush’s forces played havoc with that city and its unfortunate inhabitants in the name of God. While the American media chose to remain blind to the utter horror of it all, busy as it was with keeping a close watch over the life and death of Terri Schindler Schiavo, Dr. Hafidh al-Dulaimi, the head of “the Commission for the Compensation of Fallujah citizens” reported the destruction that American troops inflicted on Fallujah.

According to the report, there were some 7000 totally destroyed, or nearly totally destroyed, homes in all districts of Fallujah. 8400 stores, workshops, clinics, warehouses, etc. were completely destroyed. 65 mosques and religious sanctuaries were demolished. 59 kindergartens, primary schools, secondary schools and technical colleges were flattened. 13 government buildings leveled. Four libraries, that housed thousands of ancient Islamic manuscripts and books, were gutted completely. The number of human beings slaughtered in those buildings, of course, is any body’s guess.

Known as the “city of mosques” for its more than 200 mosques, Fallujah is also known for refusing to add Saddam’s name to the call for prayers from its ancient minarets. It is located on the banks of river Euphrates, the largest river in Southwest Asia. The 1700 miles long Euphrates is linked with some of the most important events in olden history.

Fallujah has been laid waste. It has been bombed, re-bombed, its citizens gunned down, its structures devastated by powerful weapons. It is a hell on earth of crushed bodies, shattered buildings and the reek of death. In addition to the artillery and the warplanes dropping 500, 1000, and 2000-pound bombs, 70-ton Abrams Tanks and the murderous AC-130 Spectre gunship that can demolish a whole city block in less than a minute, the Marines had snipers crisscrossing the entire town firing at will at whatever moved outside the buildings. For those inside, the US troops were equipped with thermal sights capable of detecting body heat. Any such detection was eagerly assumed to indicate the presence of “insurgents” inviting a deadly salvo.

As America sinks deeper into the heart of darkness, its thinking citizens need to jolt each other out of their apathy. With each passing day their beloved America is scaling ever greater heights of hideous glories. The man in charge, George W. Bush, is actually living the throes of his apocalyptic dream of “I am become death-the destroyer of the worlds”. He codenamed his destruction of Fallujah as “Operation Phantom Fury”. But as the falsehood dies and gives way to truth, as all lies must one day, it will be the Iraqi dead that will form a legion of phantoms and would throng around Americans in a macabre dance to haunt them for decades. The fury of those phantoms will be hair raising.

Fallujah will enter history as the place where US imperialism carried out an offense of heinous proportions this November, a monstrous crime far beyond any possible forgiveness. The crimson waters of the Euphrates are now emptying into the Persian Gulf the hopes and aspirations of innocent people whose lives were snuffed out on the orders of a man rewarded for his monumental crimes by his great nation."

This was originally posted on: http://blogs.salon.com/0002255/2007/11/30.html

PKK looks into relocating to Karabakh

The Kurdistan Workers' Party (PKK), faced with increasing pressure to end its activities in northern Iraq, may be seeking to re-establish its camps in the Armenian-controlled Nagorno-Karabakh region of Azerbaijan, intelligence reports indicate.

After the PKK lost its support from Syria, which was confronted with military and diplomatic pressure from Turkey in the late '90s, the terrorist group found a safe haven in the mountains of northern Iraq, a region now facing a serious threat of military incursion by Turkey. Following Turkey's intense diplomatic efforts to find support for its fight against terrorism, northern Iraqi leaders and the US have recently hinted that they will be backing Turkey's right to protect itself from the PKK, whose members cross the border and stage brutal attacks within Turkey. The leader of the regional Kurdish administration in northern Iraq, Massoud Barzani, who had previously taken little action against the PKK presence in the region, recently vowed to make the presence of the PKK in northern Iraq "impossible" so long as the group did not lay down its arms.

Confronted with an increasingly hostile environment, the PKK has already begun evacuating its camps in northern Iraq, according to recent intelligence reports from the region. PKK administrators are now having talks with Armenia to relocate their camps to the Armenian-controlled Nagorno-Karabakh region of Azerbaijan, intelligence reports suggest. PKK leaders have also been talking to 12 Kurdish villages in Armenia, located near the border with Turkey.

Nagorno-Karabakh is an enclave located in Azerbaijan that has been under Armenian control since 1993. Since Iraq has stopped allowing the PKK to get food and supplies in the region and has also stopped admitting the militants into northern Iraqi hospitals, the PKK has been trapped inside the mountainous region of northern Iraq.

Faced with this situation, the PKK administrators have decided to move 10 of their camps from the Kandil Mountains and are in search of a new country that will welcome them. Currently an estimated 450 PKK leaders are believed to be hiding in northern Iraq. The intelligence reports on the PKK’s relocation considerations came from an ex-PKK member using the code name “Şahin” (hawk), who surrendered to Turkish security forces after he fled the PKK’s “Çarçela” camp in northern Iraq. He said the group had evacuated most of its camps in northern Iraq to avoid a potential military strike by Turkey.

Failed to convince Iran
The PKK initially considered moving its camps to Iran, where the camps of its sister organization, the Party for a Free life in Kurdistan (PJAK) are located. However, recent Iranian operations against PJAK and improving relations between Turkey and Iran -- including intelligence sharing -- forced the PKK to reconsider.

Meanwhile the government of Azerbaijan has requested detailed information about PKK militants in its territory, since the terrorist group has recently increased its activities on in Azeri territory. Concerned about the fact that most PKK terrorists have Turkish passports, which confer special access privileges in Azerbaijan, the Azeri government has offered cooperation with Turkish security forces. It is also preparing to pass a new law that will prevent even sympathizers of the PKK, which it considers a terrorist organization, from forming any associations in the country. A senior official from the Azeri Justice Ministry was in Ankara on Nov. 28 to talk about the details of the bill.

Plans for Şuşa, Lacin and Fuzuli
Armenia is making a special effort to settle the PKK in Nagorno-Karabakh, alleged Mehmet Azeritürk, the secretary-general of the Federation of Turkish-Azeri Associations, speaking to Today’s Zaman. “Armenia is making an effort to bring PKK militants into the cities of Şuşa, Lacin and Fuzuli, to be able to keep these cities it has occupied.” If these three cities fell under the PKK’s control, a buffer zone would be formed between Azerbaijan and Nagorno-Karabakh, Azeritürk warned.

Although Armenian officials deny any contacts with the terrorist PKK organization, they say it is possible that local administrators in Nagorno-Karabakh may have had such talks.

Hasan Sultanoğlu Zeynalov, Azerbaijan’s consul-general in Kars, eastern Turkey, was the first to warn of the talks between Nagorno-Karabakh administrators and the PKK. He said, “There is a single country left in the region where the PKK could go, and that is Armenia. Our research has led us to confirm that some PKK administrators went to Armenia to have talks there -- about which we immediately informed the Azeri government and the Turkish government.”

He said although Kurdish villages in Armenia near the border were an option, the PKK would prefer Nagorno-Karabakh, a relatively more remote and safe region.

30.11.2007
News
ERCAN YAVUZ