mercredi 2 janvier 2008

IRAK : VOYAGE AU CŒUR DE LA RÉSISTANCE

par Gilles Munier
(Afrique Asie – janvier 2008)


DE LA LÉGIMITÉ DE LA RÉSISTANCE

L’invasion de l’Irak était illégale au regard du droit international. Les Etats-Unis et leurs alliés – en tant que puissances occupantes - n’avaient le droit ni d’organiser des élections, ni de promulguer une nouvelle constitution, ni de favoriser le sectarisme et la partition. Les conventions de La Haye, de 1907 et de Genève de 1949, sont très claires à ce sujet.

La légitimité de la résistance irakienne s’appuie sur la Charte de Nations unies et de nombreux textes fondamentaux. Selon la déclaration de Genève sur le terrorisme de 1987, le peuple irakien a le droit de lutter contre l'occupation étrangère et son combat ne peut être confondu avec des actes de terrorisme international.

La résistance irakienne veut être reconnue comme la continuité de l’Etat irakien. Si elle l’emporte, ceux qui ont collaboré avec l’occupant peuvent être arrêtés, jugés. Des plaintes pour crimes de guerre et contre l’humanité seront déposées contre les dirigeants de la coalition. L’Etat irakien pourrait alors réclamer des compensations pour les destructions et les victimes de guerre. Les contrats signés sous l’occupation – notamment dans le secteur pétrolier – seraient considérés comme illégaux, avec pour conséquence le remboursement des sommes perçues par les sociétés étrangères.


Dresser un tableau exhaustif de la résistance armée tient de la gageure car elle regroupe des organisations qui n’existent parfois que le temps d’une revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent. On peut les classer par appartenance idéologique, quand elles ne la camouflent pas. Dans ce cas, elles sont baasistes, nationalistes arabes - baasistes dissidents, nassériens, aréfistes -, proches des Frères musulmans, panislamistes, ou communistes du PC-cadres. Mieux vaut se garder de les étiqueter trop vite, leur couleur changeant parfois au gré de recrutements et d’évènements. En revanche, ce qui est certain, c’est que le gros des combattants n’a aucune filiation politique précise, n’est motivé que par la lutte de libération, et que le nombre des djihadistes étrangers - monté en épingle par les Américains - n’est pas déterminant. Il représente, au plus, 5% des moudjahidin.


« Petits groupes »
Dans les mois qui suivirent la chute de Bagdad, une quarantaine d’organisations a revendiqué des actions armées, parmi lesquelles : le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak, le Front national pour la libération de l’Irak, la Brigade Farouk, les Organes politiques des médias du parti Baas, Eveil et Guerre sainte, Al Ansar, la Bannière noire, les Cellules du Djihad, l’Armée de libération irakienne, les Combattants de la Secte victorieuse, les Moudjahidin, la Brigade verte, l’Armée de Muhammad, les Drapeaux Blancs, Saraya al-Moudjahidin, le Mouvement Tête de Serpent, le Retour …etc…Les services de renseignement américains étaient incapables de suivre leurs activités autrement qu’en comptabilisant les attentats et les victimes.

Donald Rumsfeld a bien évidement refusé de parler de résistance. Il ne reconnaissait l’existence que de « petits groupes » d’attaquants baasistes, de Feddayin de Saddam ou de formations loyalistes décrites par Paul Wolfowitz comme les « derniers vestiges d’une cause agonisante ». L’armée US, disait-il, « avait la sympathie de la population, pas les éléments survivants du régime baasiste »… Mais fin 2003, quand le nombre des attaques dépassa officiellement la trentaine par jour, Rumsfeld dû avouer que la guerre serait « longue, dure, difficile, compliquée ».

La résistance irakienne n’a pas été créée par des intellectuels romantiques, mais par l’élite des Moukhabarat (services secrets) et de l’armée. Cela leur a permis de mettre la CIA en échec quand elle a propulsé Abou Moussab Al-Zarqaoui sur le devant de la scène. Quand les Américains se sont aperçu que les Irakiens rendaient les Forces spéciale US responsables des attentats sauvages et des décapitations filmées, Zarqaoui a été éliminé.

En cinq ans, les Américains n’ont pu percer ni la stratégie, ni démanteler les principales organisations de la résistance. Ils ont tué des centaines de milliers d’Irakiens (un sondage effectué par l’ORB, un institut de sondage qui a pour client l’OTAN estime à plus de 1 200 000 le nombre des victimes de la guerre), ils détiennent officiellement aux camps Bucca et Cropper plus de 26 000 prisonniers politiques - dont 950 enfants – sans réduction conséquente du soutien apporté aux Moudjahidin. Muwafaq Al-Rubaï, directeur du Conseil de sécurité irakien expliquait sérieusement que Saddam Hussein avait « inoculé un virus incurable » dans l’esprit des Irakiens qui les empêchait d’accepter l’occupation et le gouvernement actuel.


Supplétifs tribaux
S’inspirant des méthodes expérimentées par les colonels Trinquier et Lacheroy pendant la guerre d’Algérie, le Général Petraeus - commandant en chef des forces de la coalition - a créé des corps de supplétifs tribaux pour lutter contre Al-Qaïda. Le plus connu est celui d’Al-Anbar commandé jusqu’à son assassinat, le 14 septembre 2007, par le Cheikh Abou Risha, arrêté sous Saddam Hussein pour banditisme sur l’autoroute Bagdad-Amman ! Dans les villes sont nés les « Groupes de citoyens locaux concernés ». Ils auraient dépassé les 70 000 membres, au point d’effrayer Nouri Al Maliki qui sait bien que la majorité d’entre eux l’accuse d’être un agent iranien. Pire pour lui et les Brigades Badr, une pétition signée par 300 000 chiites, parmi lesquels 14 chefs religieux et 600 chefs de tribu, réclame une commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis en Irak par les Iraniens et leurs agents.

A chaque changement de stratégie américaine, la résistance s’adapte. Des branches des Brigades de la Révolution de 1920 et de l’Armée islamique en Irak ont infiltré les supplétifs, tandis que d’autres s’emploient à éliminer ceux trop liés aux Etats-Unis. On en est arrivé au point où l’armée américaine laisse des groupes de résistance s’emparer de quartiers sans interférer dans les combats. Au poker menteur, Petraeus est perdant d’avance.


Fronts de libération prépositionnés
L’étape la plus importante franchie ces derniers mois a été la création de fronts de libération prépositionné dans la perspective d’un retrait conséquent des troupes d’occupation. Ils sont quatre d’inégale importance et plus ou moins unis :

§ L’Etat islamique d’Irak, fondé le 15 octobre 2006 sur la base d’un serment prononcé en trempant ses doigts dans une coupe remplie de parfum, une pratique appelée Hilf Al-Moutaîyabin, d’origine pré islamique avalisée par le Prophète Muhammad. Il comprend 7 organisations dont Al Qaïda en Irak, mais n’a rien à voir avec ben Laden. Son chef, Abou Omar Al-Bagdadi, propose de faire de l’Irak un Etat régi par la Charia et de rétablir le califat.

§ Le Front du Djihad et du Changement avec 8 organisations dont les Brigades de la Révolution de 1920. Créé le 7 septembre 2007, il se veut indépendant de tout parti politique, prône l’unification de la résistance et le recours à la Charia pour régler les différents politiques, parfois sanglants.

§ Le Haut commandement du Djihad et de la Libération, constitué le 2 octobre 2007, sous la présidence d’Izzat Ibrahim Al Douri - chef du Baas clandestin - regroupe 22 organisations. Ses membres sont issus des diverses composantes ethniques et religieuses du pays, baasistes ou non. Il propose la formation d’une assemblée consultative qui nommera un gouvernement transitoire. Des élections législatives permettront ensuite aux Irakiens de choisir librement leurs représentants.
§ Dernier né : le Conseil politique de la Résistance Irakienne composé, en octobre 2007, du Front pour le Jihad et la Réforme - qui comprenait Ansar Al Sunna, l’Armée islamique en Irak, et l’Armée des moudjahidine -, du Front pour la Résistance Islamique en Irak, et du mouvement Hamas – Irak. Il veut un Irak gouverné par des technocrates non sectaires.

Les fronts sont d’accord sur l’essentiel : le départ des Américains, des Iraniens et de leurs alliés. L’Etat islamique d’Irak mis à part, ce qui les divise depuis l’exécution de Saddam Hussein, tient plus à des ambitions personnelles qu’à leur vision de l’avenir de l’Irak. Les excès sectaires d’Al Qaïda en Irak, à l’origine du basculement de chefs de tribu dans l’orbite américaine, en ont fait la cible des organisations nationalistes et islamiques qui exècrent le wahhabisme.

La constitution attendue d’un « Conseil national de la résistance » n’est pas encore à l’ordre du jour. Qui le reconnaîtrait ? Certains pays arabes aident la résistance, mais cela ne va pas très loin. Hareth Al-Dari – chef du Comité des oulémas musulmans - est réfugié en Jordanie. Damas demeure un lieu de passage privilégié. Izzat Ibrahim aurait été aperçu au Yémen, en Arabie et au Caire.

Quel que soit le scénario choisi par George Bush, Nouri Al-Maliki et ses alliés ont des soucis à se faire. Comme le disait dernièrement un dirigeant de l’Armée islamique en Irak : « L’Irak est doublement occupé. Quand nous en aurons fini avec Al Qaïda et les Américains, nous nous occuperons des Iraniens et de leurs laquais ».

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Al - Moqawama : Le communiqué n°1
Le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak (CRLI) a publié son premier communiqué militaire le 29 avril 2003. Ses rédacteurs, parmi lesquels - dit-on - le Président Saddam Hussein, y faisaient état – pour les 12 jours précédents - de combats et d’opérations suicides. Bilan : à Bassora, 2 soldats britanniques tués, un char détruit, 7 blessés. A Bagdad : un Gi’s tué, 87 blessés, 4 chars et 3 véhicules militaires détruits. Un hommage était rendu au martyr Khalil Omar, mort dans une opération suicide.

Le peuple irakien, concluait le CLRI, n’acceptera jamais de gouvernements de collaborateurs. Il combattra jusqu’à la victoire pour « un Irak libre, arabe, musulman, unifié et démocratique ».



CE QUE LA RÉSISTANCE DOIT A SADDAM HUSSEIN

La résistance irakienne – Al- Moqawama al iraqiya - est née officiellement le 19 mars 2003 à 21h37, avec la salve de Tomawaks visant personnellement Saddam Hussein, mais elle est - selon Scott Ritter, ancien patron des inspecteurs de l’ONU, et quelques observateurs attentifs - « le résultat de plusieurs années de préparation ».

En avril 1997, Ritter a vu des élèves du Centre de formation des services de renseignements irakiens apprendre à fabriquer des IED et des voitures piégées. Avant l’invasion, les forces de sécurité, dit-il, se sont « fondues dans la population ». Rafi Tolfah, adjoint actuel d’Izzat Ibrahim Al-Douri, dirigeait le Directoire de la Sécurité générale qui avait « totalement infiltré la société irakienne ». Il sait, maintenant, sur qui la résistance peut compter. Sur ordre de Saddam Hussein, Taher Jalil Habbush, chef des service secrets irakiens - sa tête vaut aujourd’hui 1 million de $ - a « renvoyé ses hommes parmi la population » pour que les troupes d’occupation ne les détectent pas. Le général Sayf Al-Rawi a fait de même en démobilisant « secrètement des unités de la Garde Républicaine ».

Autre témoignage, celui d’Ali Ballout, journaliste libanais qui affirme qu’en 2002 le Président irakien a adressé une circulaire aux dirigeants baasistes disant que les Américains pouvaient attaquer « à tout moment », que l’Irak serait « vaincu militairement », mais que « des tactiques de résistance » rétabliraient le rapport de force. Des unités étaient formées aux techniques de guérilla, leur encadrement rajeuni. Plusieurs centaines de milliers d’AK-47 seront distribués à la population, des armes de tous calibres, des explosifs et des dollars camouflés un peu partout.


Fleurs et bonbons
Saddam Hussein concevait la résistance comme un front patriotique réunissant nationalistes et islamistes. Prenant exemple sur le Prophète Muhammad à Médine, il répartit les futurs combattants en en trois corps :
§ les Moudjahidine (Résistants), comprenant des patriotes irakiens et plus de 5000 volontaires venus d’Afghanistan, de Tchétchénie et de divers pays musulmans ;
§ les Ansar (Partisans), des baasistes sélectionnés dans les années précédant l’invasion qui avaient gardé leur adhésion secrète ;
§ les Muhajirun (Emigrants) regroupant des responsables baasistes connus pour leurs compétences dans les domaines militaires et techniques.

L’Etat-major américain, qui s’apprêtait à attaquer à Oum Qasr le 21 mars, croyait que les Marines pulvériseraient les défenses irakiennes autour de Bassora en 24 heures, et que les partis chiites pro-iraniens soulèveraient la population contre le régime. Kanan Makiya - auteur d’un brûlot anti-baasiste – avait assuré à George Bush, le 10 janvier 2003, que les GI’s seraient accueillis avec « des bonbons et des fleurs » ! C’était compter sans les Feddayin, l’Armée de Jérusalem et l’Armée du Peuple - la milice baasiste - qui avaient ordre de harceler les envahisseurs. Résultat : les troupes US mirent 3 semaines pour arriver à Bagdad, ne progressant qu’au prix de durs combats.



Comme au Vietnam
La prise de Nassiriya devait être « une affaire de 6 heures ». Les Marines mirent 5 jours. Le Colonel Kemper a comparé l’acuité des combats à ceux de Hué au Vietnam. Le 26 mars, les Britanniques piétinaient toujours devant Bassora où le Major Lambert, du Royal Scots Dragoon Guards, avouait que « les difficultés rencontrées… étaient dues à des renégats irakiens sans uniforme qui ne jouaient pas le jeu ». Le 29 mars eut lieu le premier attentat suicide près de Kifl, au nord de Nadjaf. Le kamikaze, Ali Jaafar Al-Noamani, était lieutenant-colonel des Feddayin. « Ce n’est qu’un début », prévint le Vice-président Ramadan, « nous utiliserons tous les moyens pour tuer nos ennemis sur notre terre».

L’armée américaine craignait que la bataille de Bagdad s’éternise. Le lendemain la ville est tombée, sans reddition massive ni capitulation.. Que s’est-il passé ? Quatre ans plus tard, le Général Hazem Al-Rawi a accusé les Etats-Unis d’avoir utilisé des bombes à neutron lors de l’assaut donné à l’aéroport. Plus de 2000 combattants irakiens y ont été tués, déclara-t-il, sans que les bâtiments aient été égratignés. Le capitaine Eric May, ancien membre des renseignements de l’armée américaine, confirme. Les Américains, dit-il, étaient débordés. A son avis, « quelqu'un a décidé de passer au nucléaire ». A moins que ce ne soit à la bombe AGM-114 N, moins radioactive, dont Donald Rumsfeld vanta les mérites 8 jours plus tard. Une bombe, dit-il, qui peut « frapper le 1er étage d’un immeuble sans endommager les étages supérieurs et… atteindre les forces ennemies cachées derrière les coins, les grottes, les bunkers ».

Depuis la chute de Bagdad, les combats n’ont jamais cessé. Les officiers et les soldats irakiens ont endossé des vêtements civils et disparu avec leurs armes. Les Feddayin de Saddam et les militants de l’Armée du Peuple sont entrés dans la clandestinité. L’Armée de Jérusalem, dont les médias occidentaux se gaussaient, est un des principaux viviers de la résistance. Le 9 avril 2003, devant le sanctuaire d’Abou Hanifa, Saddam avait crié à ses partisans : « Défendez votre pays ! Ne défendez pas Saddam Hussein, défendez votre pays, l’Irak est occupé ».

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Le « surge » : victoire en trompe l’œil


La guerre d’Irak ne se joue pas seulement sur le terrain, mais dans les médias d’outre- atlantique. Pour donner aux Américains l’impression que la situation s’améliore grâce au « surge », expression utilisée par George Bush pour ne pas appeler « escalade » l’envoi de renforts – cela rappellerait le Vietnam ! – on trafique les chiffres des victimes civiles. Ceux publiés pour novembre par le Général David Petraeus, commandant en chef des forces de la coalition, sont un bel exemple de « réduction notable du nombre des civils tués ». Ils vont du simple au double !


Selon Reuters,l n’y aurait eu que 538 morts en novembre, tandis que l’Agence France Presse qui a les mêmes sources - les ministères irakiens de la Santé, de l’Intérieur et de la Défense - en dénombre 606.

L’Associated Press s’appuyant sur d’autres rapports - hôpitaux, police, de militaires - et sur les témoignages de journalistes, en décompte 718. Elle précise que le chiffre ne comprend pas les résistants tués au combat. Ni, on peut ajouter, les bavures militaires…

L’Iraq Boby Count (IBC) qui additionne uniquement les bilans publiés par les agences de presse et les médias – vérifiés par recoupement – donne pour la même période 1 100 morts et ajoute que l’estimation pourrait être revue à la hausse. Certaines ONG font remarquer que la fourchette quotidienne de l’IBC a toujours été inférieure à celle calculée par les chercheurs indépendants.

Source :
Afrique Asie (1/08) - http://www.afrique-asie.fr/article.php?article=279

Blog de Gilles Munier: http://gmunier.blogspot.com/

lundi 31 décembre 2007

Türkiye'ye terör dayatması

Dr Hicran Kazanci



Cumhuriyet 31.12.2007

Dr. Hicran KAZANCI




Ortadoğu Uzmanı



Asya kıtasını Avrupa kıtasına, Karadeniz'i Akdeniz'e bağlayan boğazlara ve önemli geçiş yollarına haiz olması; petrol üreteci ülkelere komşu olması; aynı zamanda dışarı bölgelere ihraç edilen petrolün önemli geçiş yollarını kontrol etmesinden dolayı Türkiye, tarih boyunca birçok kez entrikalara sahne oldu. Bu bağlamda, 1900'lü yıllarının başından itibaren 2007 yılına kadar olan süreç içerisinde, Batılı devletler tarafından Rum/Bulgar çeteleriyle başlayan, daha sonra ASALA, DHKP-C, Hizbullah ve PKK'ya kadar uzanan 34 zincirleme terör örgütü Türkiye'nin başına bela edildi. Bu terör örgütlerinin arkasında yer alan aktörlerin amacı bölgedeki stratejilerinin uygulanabilir hale gelmesi için Türkiye'yi sürekli zayıf ve güçsüz düzeyde tutmaktır. Ancak, tarih boyunca etnik veya din temelli görünen bu terör örgütlerini yok eden Türkiye devleti, bugün PKK terör örgütü ile mücadelesini sürdürüyor.





PKK'NINANATOMİSİ





1978 yılının Kasım ayında kurulan (Partiye Karkeran Kürdistan-Kürdistan İşçi Partisi) PKK terör örgütü, Marksist-Leninist ideolojiyi benimsedi. Ayrılıkçı terör örgütü PKK, kuruluşundan kısa bir süre sonra bölgeden Avrupa'ya gönderilen uyuşturucu ağlarını ele geçirerek, örgüte büyük finansal kaynak sağladı. 1984 yılında, Türk vatandaşlarına yönelik ilk kanlı saldırısını gerçekleştiren PKK terör örgütü, Türkiye topraklarının Irak ve İran sınırlarına yakın olan dağlık bölgelerinde yuvalanmaya başladı. Aynı süreçte, Irak'ın kuzeyindeki dağlık bölgelerde karargâhlar oluşturan PKK, Irak Kürdistan Demokrat Partisi (IKDP) ile sıkı bir işbirliğine girdi. Batılı ülkelerin ve bazı bölge ülkelerinin desteği sayesinde, 1990'lı yılların başında on binin üzerinde silahlı militanı olan PKK terör örgütü, Türkiye'nin Güneydoğu bölgesinde yer alan köy ve kasabalara büyük çaplı kanlı terör saldırıları düzenledi. PKK, terörist elebaşı olan Öcalan'ın 15 Şubat 1999 tarihinde yakalanmasından önceki süreçte, Irak'ın kuzeyinde Erbil merkezli kendine bağlı bürolar, karargâhlar ve kontrol noktaları oluşturarak güç odağı haline geldi. IKDP'nin kontrolü altında olan bu bölgelerde PKK'nın egemen konumuna gelmesi Barzani'yi kaygılandırdı. Bu durumdan hoşnut olmayan Barzani, o dönemde Türkiye ile işbirliği yaparak, bölgedeki PKK terör örgütünün sadece Erbil merkezli varlığını tasfiye etti.





Öcalan'ın yakalanmasıyla birlikte uyku dönemine giren PKK, ad değiştirmeye yöneldi. Bu bağlamda, PKK örgütünün adı Osman Öcalan liderliğinde Kürdistan Özgürlük ve Demokrasi Kongresi'ne (KADEK) dönüştürüldü. Dünya terör listesine giren PKK ve onun uzantısı olan KADEK, bu listeden kurtulmak için, tekrar 2003'ün Kasım ayında örgütün adını Kürdistan Halk Kongresi (KONGRA-GEL) olarak değiştirdi. Ancak, ABD ve Batılı ülkeler açıkça destekledikleri bu örgütü yine terör listesine alarak, siyasal alanda faaliyet yapmaya zorladı. Yani, ABD ve Batılı ülkeler tarafından PKK'nın terör listesine alınması, Öcalan sonrası PKK'nın siyasallaştırılması maksadını taşıyan bir girişimdir. Böylece, Kürt sorununu siyasal yollarla çözümlenmesini isteyen Osman Öcalan, siyasi ömrü çok kısa olan Ulusal Demokrat Kürt Partisi'ni (DKP) kurarak PKK'dan ayrıldı. Fakat siyasal amaca ulaşmak için şiddeti kullanmayı seçen PKK, genel olarak Türkiye özel olarak da Güneydoğu Anadolu bölgesindeki etkisini ve siyasal tabanını büyük ölçüde kaybetmesi sonucu tekrar silahlı saldırılara geçti.





PKK'nın siyasal tabanını kaybetmesindeki önemli faktörler ise, Adalet ve Kalkınma Partisi'nin seçimleri tekrar kazanması, Türkiye'nin Güneydoğu bölgesinde yaşayan aşiretler arasında giderek artan Barzani'nin etkisidir. PKK'nın uzantısı olan Demokratik Toplum Partisi'nin (DTP) Türkiye parlamento seçimlerinde 34 milletvekili kazanacağını planlayan PKK'nın beklentisi hayal kırıklığıyla sonuçlandı. Bir başka ifadeyle, feodal yapıyı benimseyen Güneydoğu coğrafyasında yaşayan halkın düğün, sünnet ve taziye gibi tüm münasebetlerine katılan ve hediye gönderen yine feodal yapıya sahip olan Barzani, feodal yapıya karşı olan PKK'ya karşın taban kazanmaktadır. Bu durumdan kaygılanan PKK, Güneydoğu Anadolu'daki etkisini arttırmak ve gücünü geri kazanmak için ABD ve Batılı devletlerin desteğini alarak, Kuzey Irak'ın topraklarını kullanarak Türkiye'ye yönelik ses getirici silahlı eylemler başlattı. PKK'nın geçmişte uyguladığı klasik terör eylemleri olarak nitelendirilen kırsal alanda silahlı eylemlerin yerini bugün, kırsal alanda gerilla taktiğine dayanan düşük yoğunluktaki çatışmalar aldı.





7 Aralık 2000 tarihinde Genelkurmay Başkanlığı tarafından yapılan basın açıklamasına göre; PKK terör örgütünün kurulmasından itibaren elebaşının yakalanmasına kadar olan süreç içerisinde Türkiye'nin güvenlik güçleri tarafından onlara karşı yürütülen mücadele sonucunda verilen şehit sayısı 5.853, yaralı TSK ve güvenlik güçleri mensubu sayısı ise 11.946'dır. Yine aynı açıklamada, hayatını kaybeden vatandaşların sayısı 5.405 ve yaralı vatandaşların sayısı 6.056 olarak ifade ediliyor. Söz konusu rakamlar alt alta konulduğunda toplam 11 bin 258 insanın teröre kurban gittiği bir olguyla karşı karşıya kalınıyor. Bu korkunç tablo, karşımıza çıkan bu terör olayının ne kadar büyük ve tehlikeli boyutta olduğunu gösteriyor. Dolayısıyla, PKK terör örgütü ile silahlı mücadelenin yanı sıra, bu örgütün arkasındaki gerçek aktörlerin kim ve/veya kimler olduğunu ve bu aktörler tarafından PKK'ya verilen yardımların temelinde yatan nedenlerin ve kapsamı ile niteliğinin tam olarak teşhis edilmesi gerekir. Aynı zamanda, masada en çok alıp en az verme şeklindeki uluslararası ilişkiler kuralının geçerli olduğu dünyamızda, Türk Silahlı Kuvvetleri'nin Irak'ın kuzeyine girmesine şiddetle karşı çıkan Barzani ve Talabani'nin bu konuda tam vites değiştirmesini, Türk ordusunun sınırdaki hazırlığından çekinmesinden mi; ABD'nin Barzani ve Talabani'ye yönelik baskılarından mı; yoksa İran'ın Irak merkezli bölgede artan nüfuzunu önleyemeyen ABD'nin PKK'yı geçici olarak bölgeden izole ederek PJAK'ı İran'a karşı güçlendirmek istemesinden mi kaynaklandığı iyi değerlendirmelidir. Aksi takdirde, 1900'lü yılların başından itibaren bugüne dek Türkiye'nin başına musallat edilen zincirleme terör örgütlerinin sonu gelmeyecektir.

Yeni yılınızı en içten dileklerimizle kutlarız



Yeni yılınızı en içten dileklerimizle kutlar, mutluluk, sağlık girmenizi dileklerimizle yeni yıla temenni ederiz.
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كل عام وانتم بخير
نهنئكم جميعا بمناسبة حلول العام الجديد متمنين لكم تمام الصحة و السعادة و لشعبنا العراقي الأبي الاستقلال الحقيقي والسلام العادل
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Wishing you a Happy and Prosperous New Year.
May 2008 bring Peace to the World,
Liberation and true Democracy in Iraq.
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Meilleurs voeux de Paix dans le monde en 2008.
Que l'année nouvelle apporte la libération et la vraie démocratie en Irak!
***
European Turkmen Friendships
Amitiés Euro-Turkmènes

dimanche 30 décembre 2007

MUSLIM HERITAGE

Bringing life to Muslim Heritage


Discover 1000 years of missing history and explore the fascinating Muslim contribution to present day Science, Technology, Arts and Civilisation.

Please click on link below:
http://www.muslimheritage.com/Default.aspx




See also:
1001 Inventions Book
What do coffee beans, torpedoes, surgical scalpels, arches and observatories all have in common? Were Leonardo da Vinci’s flight ideas originals? Who devised the casing for pill capsules and where did Fibonacci learn to flex his mathematical fingers?
All these answers can be found here in ‘1001 Inventions: Muslim Heritage in Our World’.

Over 350 pages of colour photographs and written in an accessible style for those with limited knowledge of either Islam or history.
Visit the 1001 Inventions Book page for more information.

ISBN: 9780955242618
EDITION 2


A golden age of civilization, from 600 and 1600 CE, will unfold, because medieval Muslims were trailblazers in fields as diverse as medicine and mechanics, cartography and chemistry, education and engineering, architecture and astronomy.

No area was too obscure to miss the scrutiny of enquiry backed up by rigid scientific experimentation.


"This glorious book overflows with the great ideas of the Muslim middle ages. From al-Jazari and his elegant clocks and al-Kindi and Ibn al-Haitham with their revolutionary optical theories, experiments, and books, to the astronomers who navigated across the desert by the stars, and the map-makers who put north at the bottom, every page is a mine of joyous information. There are even recipes to try out, and everything is beautifully illustrated. I wish I had had this book fifty years ago." says Adam Hart-Davis; Photographer, Writer and TV Science Presenter of BBC Series ‘What the Ancients Did for Us’.

Shame of Imported Labour in Kurdish North of Iraq

December 29, 2007

New York Times
By MICHAEL KAMBER

SULAIMANIYA, Iraq — The tiny Filipino woman’s hands trembled. She was in hiding, fearing capture at any moment.

She and a friend had come to Iraq’s semi-autonomous Kurdish north as guest workers six months earlier. Now they worried they would be forcibly returned to Erbil, where they had been locked in a house for a month and made to work for free, they said, after their passports, cellphones and plane tickets were taken away.

The two had escaped by begging their captor to let them attend church, then making contact with other Filipino workers, who spirited them away.

Thousands of foreign workers have come to the Kurdish districts in the last three years, a huge turnaround for a place that had hardly any before, making it one of the fastest-growing Middle Eastern destinations for the world’s impoverished. They come from Ethiopia, Indonesia, the Philippines, Bangladesh and Somalia, supporting an economic boom here that is transforming Kurdish society.

But nearly all foreign workers interviewed over a two-week period here said they had been deceived by unscrupulous agents who arrange the journeys. Unable to communicate, some arrive not knowing what country they are in. Once here, their passports are seized by their employment agencies, and they are unable to go home.

Some are satisfied with their decision to come here, but agents’ fees are high, often as much as two years’ wages. To come up with the money, many borrow at high interest rates and find that their wages are equal only to the interest. In essence, they say, they end up working for free.

While war rages to the south, mile after mile of new buildings are rising here, and wages for Kurds have risen sevenfold since 2003. Billions of dollars in investment are flowing in from Turkey and the United States, and large-scale oil exploration has just begun.

For the Kurds — guest workers themselves in Europe for generations — the newly arrived Asians and Africans are met with ambivalence. There are too few Kurds to take all the low-paying menial jobs, and many are uncomfortable hiring local Arabs, given the longstanding animosity between the groups.

Foreign women are integral to another transformation. As in some wealthy Persian Gulf states, the traditional Kurdish lifestyle is adopting some European ways: the rich and powerful want live-in maids, nightclubs need non-Muslim women to serve alcohol and men want intimate relationships before marriage — all roles largely forbidden for Kurdish women.

Importing such workers relies on a far-reaching network of recruiters in poor countries, and for most of the 150 Bangladeshis cleaning the streets here, the journey to Kurdistan began at 5 Bonany Road in Dhaka, Bangladesh, the headquarters of the Travel Mix agency.

“They said at the agency that I would make $300 a month and work as a waiter in a restaurant,” said Tufazil Hussan. He said that he took out a $3,000 loan with monthly interest of $150 to pay the agency, but that upon his arrival his passport was taken and he was put to work sweeping the streets seven days a week for $155 a month.

Optimistic, Mr. Hussan, 30, thinks he will soon get a better-paying job; other Bangladeshis say he will probably sweep the streets until the end of his three-year contract, then go home with little or nothing.

His supervisor, Abdul Khadar, is not much better off. A farmer from Tangai, Bangladesh, he makes $185 a month. Mr. Khadar said he borrowed $4,000 to pay Travel Mix. He estimates that for his first two years in Kurdistan, he will work only to pay off his loan.

For the city, the guest workers fill a manpower shortage while saving money. “We need 1,500 cleaners; we have 350,” said Razgar Ahmed Hussein, Sulaimaniya’s director of cleaning operations. “I never wanted to bring foreign workers to this city, but we had no other option. Kurds do not want the jobs.”

The city pays the local Lion Gate agency $325 per month for each cleaner. “The company takes more than half of that,” Mr. Hussein said. “It’s not a fair arrangement. Groups of Bangladeshis have tried to run away to Turkey. If you pay them what they need, they won’t run away. Three months ago the situation was so bad, they were living in a garage, their food was so little. They were begging for money in the street.”

Lion Gate officials said conditions had never been bad and were getting better. “We pay for the workers’ housing, food, electricity and plane tickets,” said Nizar Mustafa Chawjwan, director of the company’s Sulaimaniya office. “We take care of the workers’ health, and we have brought a cook from Bangladesh for them.”

As for allegations that Lion Gate business partners in Bangladesh cheated workers, Mr. Chawjwan said, “If Bangladeshi agents take money from them, we don’t know anything about the deals they make over there.”

Nisha Varia, an investigator with Human Rights Watch, said the combination of unscrupulous brokers in the workers’ home countries and labor practices in Kurdistan left the workers with few options.

“Each side denies that it knows what other is doing,” she said. “In reality, they are much more interconnected than that. They are dong business together, and that leads to these recruiting fees and debts, and puts the workers at risk of forced labor.”

Mr. Chawjwan argued that the wages workers got were higher than those in the Persian Gulf, and that his company had good reason to hold the workers’ passports. “We keep the passports to stop them from running away to Turkey,” he said. “We spend a lot of money to bring each one here.”

But Ms. Varia rejected that argument. “It is a violation of international law to take someone’s passport,” she said. “You don’t own a person because they signed a contract.”

Guest workers are a new phenomenon here, and government workers acknowledge that there is no agency to monitor their labor conditions.

An agent who has brought in hundreds of Asian and African women in their teens and early 20s said that some had complained of unwanted sexual advances. She told of one client who expressed interest in an exceptionally beautiful young Ethiopian woman, offering extra money for her. He disappeared with the woman for several months, then inexplicably sent her home at his own expense. “I suspect he got her pregnant,” the agency manager said, insisting on anonymity.

Another Filipino, who gave her name only as Kikay for fear of retribution from her employer, said she and other young women came expecting $600 a month to work in restaurants in Kurdistan, which they were told was near Greece.

“In the Philippines, they said we get the contract in Dubai, then in Dubai the agent said the contract is at the airport,” she said. “At the airport, they grab our luggage and push it through the X-ray machine, then they start shouting at us, ‘Go, go, your contract in Kurdistan.’ We are confused. We don’t know what to do.”

In Sulaimaniya, Kikay said, an agent from the Qadamkher employment agency met them at the airport. He was carrying a gun and was friendly with the police and immigration officials.
“They took our passports and then drove us to a house,” she said. “We couldn’t understand what they were saying. We were very scared.” Once there, Kikay said, the women were presented with a contract paying them $200 a month to work in a hotel.

If the women wanted to leave, they say now, they had to pay $2,000 to get their passports back. Cold and hungry, clad only in T-shirts in the winter chill, they signed the contract. As with the Bangladeshis, Kikay says, her wages are about equal to the interest on the loans she took out to come to the region, which she was surprised to learn is part of Iraq.

The local Qadamkher agency rejected allegations that workers were brought here without their knowledge or consent. But several of their contracts specified that foreign workers must pay $100 to $350 for every month left on the contracts if they break them. Most contracts run two or three years.

Sana Muhammad, a Qadamkher employee, said business was growing rapidly. The agency collects a one-time fee of $2,500 from Kurdish families for each domestic worker.
“We have requests for 10 Indonesian girls right now that we’re trying to fill,” she added. “We have Ethiopian girls available but clients don’t want them. They say their faces are ugly — the black skin is unfamiliar.” (Similarly, the city cleaning supervisor said the Bangladeshi cleaners had to be moved away from the market because they were being racially harassed.)

Eva Enju is one of the Indonesian women in demand here. This fall, shortly after her 18th birthday, she arrived here believing she had landed in Turkey. She makes $150 a month and has had the good luck to be placed as a maid with Latifah Noori, a kind and funny 75-year-old who is partly paralyzed.
“I came here so that I could save money to buy a house,” Ms. Enju explained.
Ms. Noori says Ms. Enju has been a godsend, working around the clock without complaint. “Enju has no one here,” she said. “She has just me to serve.”

But Kikay’s situation is less amicable. “My manager has my passport and identification,” she said. “Do you think they will let me leave at the airport without it?” If not, she said, “then I am trapped, and there is no future for me here.”

samedi 29 décembre 2007

ISLAMOPHOBIA

Rudy Campaign Official: He's The Guy To Chase "The Muslims" Back "To Their Caves"
http://tpmelectioncentral.com/2007/12/rudy_new_hampshire_campaign_official_hes_the_guy_to_chase_the_muslims_back_into_their_caves.php


By Greg Sargent - December 28, 2007

This has already gotten some attention, but it deserves a lot more.

The Guardian of London is conducting video documentaries up in New Hampshire. And they did a segment on Rudy in which they got a very off-kilter quote about Muslims from a Rudy campaign official in the state. The Guardian identifies him as John Deady, the co-chair of state Veterans for Rudy.
Deady -- and the key here is that he is a Rudy campaign official -- says that Rudy should be our President because he has what it takes to tackle one of our "most difficult problems," which he identifies as the "rise of the Muslims." Deady adds that we need to "chase them back to their caves" or otherwise "get rid of them."

Take a look at our video excerpt of The Guardian's video:
Here's the quote:

"He's got I believe the knowledge and the judgement to attack one of the most difficult problems in current history and that is the rise of the Muslims, and make no mistake about it, this hasn't happened for a thousand years. These people are very dedicated and they're also very very smart in their own way. We need to keep the feet to the fire and keep pressing these people until we defeat or chase them back to their caves or in other words get rid of them."

Now, it's very clear here that this Rudy campaign official, who hasn't yet returned our call, is talking about the rise of Muslims in general, not about terrorists or Islamofascists or what have you. After all, he says that this problem hasn't happened "for a thousand years."

Also note the reference to chasing them "back to their caves," not to mention the outright call for getting "rid" of them -- them being, again, the Muslims.

Any chance the national press will see this as newsworthy?

The Rudy campaign didn't immediately return a request for comment. You can watch the whole video from The Guardian here.

Lutte contre le PKK

http://www.turkses.com/fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1502&Itemid=32
Turquie News – 27.12.2007


Chronologie des dernières semaines de la lutte contre le PKK


L’invasion de l’Irak par les forces de la coalition – Etats-Unis et Grande-Bretagne en tête – a permis à l’organisation terroriste PKK de s’implanter solidement dans le Nord irakien. En effet, profitant du chaos et d’un soutien des Kurdes d’Irak, le PKK a établi des camps d’entraînement, essentiellement dans les monts Qandil, dans lesquels sont basés près de 3.500 terroristes.

Par ailleurs l’organisation terroriste a acquis une grande quantité d’armes lourdes, – on se souvient du scandale des armes US disparues et retrouvées entre les mains du PKK. Signe d’une grande liberté d’action en Irak, bien qu’elle ne soit pas une organisation irakienne, le PKK a ouvert des bureaux politiques dans plusieurs villes de ce pays, dont Arbil, Süleymaniye et même Bagdad.

La Turquie estimait de son côté, à juste titre, que le développement du PKK en Irak était un danger pour sa sécurité. Elle restait cependant impuissante face à cette situation et malgré ses nombreuses protestations auprès des autorités irakiennes, celles-ci, hormis des promesses, n’ont rien entrepris contre la présence du PKK sur leur territoire. Cette inaction était d’autant plus assurée que le pouvoir central irakien est symbolique, la région du Nord irakien, qui héberge le PKK, étant contrôlée et administrée par le « gouvernement autonome kurde », sous l’autorité du chef nationaliste kurde Massoud Barzani, qui lui soutient l’organisation terroriste. Ainsi le PKK s’est librement développé en Irak, amassant de plus en plus de moyens – armes et combattants.

Les craintes de la Turquie se justifiaient lorsque le PKK, qui jusqu’ici n’avait mené depuis l’Irak que des opérations de faible intensité, mobilisant des groupes de 5 à 10 terroristes, franchissait un cap au courant du mois d’octobre, en menant coup sur coup des opérations qui mobilisaient des centaines d’hommes et des armes lourdes, faisant plusieurs dizaines de victimes en Turquie. Des spécialistes stratégiques, comme le chercheur américain Michael Rubin, voyaient dans ces attentats l’empreinte des Peshmergas kurdes (soldats du « gouvernement autonome kurde » d’Irak) – le nouveau mode opératoire du PKK étant tout à fait similaire à celui enseigné par les forces armées américaines à ces même Peshmergas.

Cette nouvelle stratégie appliquée par le PKK visait sans aucun doute à attirer la Turquie dans le bourbier irakien et généraliser le conflit à une guerre Turquie – Irak, ou à une guerre entre Turcs et Kurdes. Néanmoins malgré une opinion publique choquée et en colère, le gouvernement turc n’agira pas dans le sens d’une réponse impulsive et unilatérale - réaction qui se serait inévitablement retournée contre la Turquie - mais misera avant tout sur l’action diplomatique. Ainsi dés le 24 octobre, le ministre turc des affaires étrangères, Ali Babacan, se rendra en Irak afin de rencontrer les dirigeants irakiens et leur demander d’agir en 6 points contre le PKK. L’un de ces points concernait la capture et la remise des chefs du PKK à la Turquie. Point sur lequel le gouvernement central irakien s’engageait à agir, mais que le « gouvernement autonome kurde » refusait catégoriquement - les leaders kurdes Barzani et Talabani avaient qualifié de « rêves » les demandes turques, ajoutant qu’ils ne livreraient pas même « un chat kurde » à la Turquie.

Le ministre des affaires étrangères irakien Hoşyar Zebari, plus nuancé, décrétait les monts Quandil comme « no man’s land », afin de parer toute demande d’action turque. D’autres rencontres diplomatiques auront lieu par la suite, avec, en point d’orgue, le déplacement le 5 novembre du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à la Maison Blanche. Pour diverses raisons, ce marathon diplomatique s’annonçait donc complexe pour la Turquie.

La principale difficulté dans lutte contre le PKK en Irak, réside dans le fait que les Kurdes sont aujourd’hui portés par des sentiments nationalistes exacerbés, ce qui pousse les Kurdes irakiens à faire preuve de solidarité avec « leurs frères » du PKK. Ainsi, à la suite des récents attentats en Turquie et la décision du Parlement turc d’autoriser son armée à poursuivre les terroristes en Irak, le chef nationaliste kurde, Massoud Barzani, déclarait: « si la Turquie intervient en Irak nous nous défendrons » ou bien « la Turquie nous menace ». En reprenant à son compte les pressions que la Turquie essaye d’exercer sur le PKK, Barzani rend évidemment difficile l’isolation de l’organisation terroriste.

Cependant cette solidarité des Kurdes irakiens avec le PKK reste fragile, d’une part, elle n’a pas l’appui des Etats-Unis - grand soutien des Kurdes en Irak - et d’autre part, prendre fait et cause pour l’organisation terroriste, après les agressions de cette dernière contre la Turquie, peut s’avérer stratégiquement dangereux. Si bien que l’influent leader kurde, Jalal Talabani, à l’inverse de Massoud Barzani, a changé sa politique et s’est rapproché de la Turquie sur le dossier du PKK.

Pour des raisons différentes de celles des Kurdes irakiens, les Etats-Unis étaient également opposés à une quelconque opération turque - position fermement rappelée par le président américain George Bush. Même si la non-participation de la Turquie à l’invasion de l’Irak en 2003 a joué dans le refroidissement des relations américano-turques, et l’inaction des Etats-Unis face au PKK - dans la préparation d’une guerre contre l’Iran, les Etats-Unis ont même entraîné et armé l’organisation terroriste Pejak, branche du PKK en Iran -, la principale raison d’un refus américain à une opération turque dans le Nord irakien, résultait de leur volonté de préserver la relative stabilité de cette région, la seule d’Irak où ils peuvent encore se maintenir.

Mais devant la détermination de la Turquie, et face au risque réel de perdre un allié précieux et de longue date, le gouvernement américain agissait finalement en organisant, début novembre, une réunion à la Maison Blanche, entre le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et le président américain, George Bush. A l’issue de cette rencontre, hormis un soutien clair mais de forme, peu d’engagements concrets étaient pris. Le président américain promettant des partages de « renseignements » avec les autorités turques mais sans objectifs précis.

De son côté, le PKK commençait à mettre en garde les autorités kurdes et américaines contre toute assistance à la Turquie dans des opérations contre leurs camps. Menaçant de déstabiliser le Nord irakien, un des hauts responsables de l’organisation terroriste, Cemil Bayik, déclarait ainsi: « Les Etats-Unis, l’Union patriotique du Kurdistan et le Parti démocratique du Kurdistan doivent comprendre que si nous le voulons, nous pouvons provoquer l’instabilité et mettre leurs intérêts en danger. »

Ces mises en garde, et craintes du PKK montrant par ailleurs que la situation était en train d’évoluée. En effet, la stratégie du PKK était de généraliser son conflit avec la Turquie, afin de créer un front à l’intérieur duquel il se serait renforcé, mais l’échec de cette stratégie fragilise et expose désormais l’organisation terroriste, qui redoute aujourd’hui l’intervention militaire turque, qu’hier il appelait.

Néanmoins avec l’installation, fin novembre, de conditions climatiques rigoureuses à la frontière turco-irakienne, la plupart des analystes turcs prédisaient le report sine die d’opérations militaires contre les bases irakiennes du PKK.

Prédiction contredite lorsqu’une première opération aérienne, ciblée et restreinte, était lancée le 1er décembre contre les positions du PKK, près de la frontière turque. Suivie, deux semaines plus tard, par une seconde offensive aérienne, ciblée mais de plus forte intensité, dans les monts Qandil, cœur des camps irakiens du PKK. Cette offensive qui visait les hauts responsables du PKK, dont Murat Karayilan, a été menée, selon le Chef de l’État-major turc, Mehmet Yaşar Büyükanıt, en coordination avec les autorités américaines. Cette déclaration de Büyükanıt, par la suite démentie par les Américains, a toutefois provoqué l’ire de Massoud Barzani, qui pour protester contre la « position américaine », refusait de rencontrer la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice à Bagdad.

Enfin ce 18 décembre des soldats turcs ont franchi la frontière turco-irakienne pour la première fois, avançant de 5 Km à l’intérieur de l’Irak afin d’attaquer des positions du PKK dans ce secteur.Après ces trois opérations contre le PKK en Irak, la Maison Blanche réagissait par la voix de son porte-parole Dana Perino, déclarant soutenir la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme et que le PKK était « une menace pour la Turquie, l’Irak et les Etats-Unis ».

La Maison Blanche demandait par ailleurs à la Turquie que ses opérations restent « ciblées et limitées », c’est-à-dire de faire attention aux populations civiles. Sur ce point, il est évident que la Turquie n’a aucun intérêt à ce qu’il y ait des victimes civiles, mais il est en revanche de l’intérêt des nationalistes kurdes d’affirmer, afin d’attirer la réprobation de la communauté internationale et de mettre la pression sur la Turquie, que l’armée turque vise des civils.

Ainsi, suite aux opérations du 16 décembre, Massoud Barzani, furieux et exalté, fustigeait la Turquie, sur les bases d’informations non vérifiées et rapportées par l’« agence de presse » Firat - qui est l’organe de communication du PKK - faisant état d’une victime civile. Cette situation poussait le ministre des affaires étrangère turc, Ali Babacan, à réaffirmer que les seules cibles de la Turquie sont les terroristes du PKK.

A ce jour, il est difficile de se prononcer sur l’efficacité des dernières opérations turques. En effet les seules informations actuellement disponibles proviennent de l’« agence de presse » pro-PKK, Firat. Il semble toutefois peu probable que l’organisation terroriste ait subi de lourdes pertes, d’autant plus que ses combattants ont eu tout le loisir de se dissimuler - deux mois séparent les premières pressions turques, de l’opération aérienne dans les monts Qandil.

Ici compte évidemment la qualité des renseignements américains. Si le PKK a été touché sérieusement, il est fort à parier qu’il ripostera par des attentats soit en Irak ou plus probablement en Turquie. Nous pouvons affirmer, malgré tout, que la Turquie a remporté une première et importante bataille, qui est celle de limiter la liberté d’action et de développement du PKK en Irak.

Chronologie des étapes-clés du conflit :-

(Prière de cliquer sur le lien en haut de la page)

Turkmens of Iraq addressing Ban Ki Moon, Secretary General of the U.N.

Honorable Ban Ki Moon
Secretary General of the United Nations
New York – U.S.A

As the representatives of the Turkmen nation in Iraq, we regretfully condemn the irresponsible actions of your personal representative to Erbil, Iraq.

We were appalled that Mr. Stephan de Mistura who without paying any attention to the constitutional requirements in Iraq – and obviously by the demand of the Kurdish parties in northern Iraq – suggested to extend the time limit of article 140 of the Iraqi constitution for a further six months.

This article was a temporary article expiring on 31.12.2007 with no right to any body or entity to extend its duration because amendments to constitution requires prescribed conditions such as the acceptance of two third of the members of the parliament and a referendum in whole of Iraq.

We appeal to you to immediately stop these arbitrary actions and procedures. We know that the role of the United Nations is positive and objective and has never been biased and ill informed to the constitutional requirements of its member countries.

Cordially yours.