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dimanche 2 mars 2008

La Soif de pétrole irakien, par Gilles Munier

Article publié dans
AFRIQUE-ASIE Mars 2008

Israël - Depuis sa création, l’Etat juif, sous boycott pétrolier arabe, convoite le pétrole de Mésopotamie. Il n’y est pas parvenu jusqu’à présent, malgré ses nombreuses tentatives Mais ses besoins, exponentiels, pourraient accélérer ses manœuvres.

Extrait :

Israël est, avec le Japon, un des pays dépendant le plus de l’extérieur pour ses approvisionnements pétroliers. Les milliards de barils qui dormiraient au pied du Mont Carmel, ou sous Jéricho, ne sont, pour l’instant, que rêveries d’évangélistes américains. Le ravitaillement du pays est un véritable casse-tête, d’autant que la consommation de pétrole par habitant, en perpétuelle augmentation, dépasse 7 litres par jour (8e rang mondial). Grâce à l’entregent d’hommes comme Zvi Alexander, « Monsieur pétrole » israélien, Israël a pu diversifier ses sources d’approvisionnement. Aujourd’hui, l’Etat hébreu est ravitaillé par la Russie, les anciennes Républiques soviétiques, la Norvège, le Mexique, des pays d’Afrique de l’Ouest et, fait moins connu, par … L'Egypte Mais les livraisons prévues par le Traité israélo-égyptien de 1979 – qui on couvert jusqu’au tiers des besoins d’Israël – s’avèrent insuffisantes.

Un rêve israélien

Israël rêve de pétrole irakien depuis 1948, date de la fermeture du pipeline Kirkouk-Haïfa pour protester contre la création d’un Etat juif en Palestine. Seul le Koweït, alors principauté sous tutelle britannique, a continué jusqu’en 1950 a lui livrer du brut. L’Iran pahlévi prit le relais, clandestinement, jusqu’à la révolution khomeyniste. Les Israéliens – travaillistes ou likoudniks – ont out essayé pour amadouer Bagdad, y compris traiter avec Saddam Hussein. Sans succès.

Avec les guerres du Golfe, les Israéliens sont passés à l’action. Les Kurdes, qu’ils soutenaient depuis les années 1950, arguant d’intérêts géostratégiques et d’ancêtres communs, étaient quasi indépendants grâce à la zone d’exclusion aérienne imposée par la coalition. Le Mosssad en profita pour renforcer ses positions dans l’appareil sécuritaire kurde et participer, avec Massoud Barzani, à la contrebande de pétrole générée par l’embargo des Nations unies. Parallèlement, Ahmed Chalabi, chef du Conseil national irakien, fut invité à Tel-Aviv où il promit d’ouvrir des relations diplomatiques avec Israël et le pipeline Kirkouk-Haïfa.

Début avril 2003, un commando des forces spéciales de la coalition s’empara des stations de pompage de l’oléoduc vers Haïfa (opération « Shekhina », présence de Dieu, en hébreu) entre Haditha et la frontière jordanienne, et Benyamin Netanyahou affirma que le pétrole irakien coulerait vers Israël, que « c’était une question de temps ». En août 2003, Yosef Paritzky, ministre des Infrastructures, fut convoqué à Washington pour étudier la remise en état du pipeline. Espoir déçu, car Chalabi a été écarté du pouvoir. Avec la montée en puissance de la résistance dans la région d’Al-Anbar, le tracé actuel semble définitivement abandonné.

Un Grand Kurdistan

Pour que le pipeline Kirkouk-Banyas, en Syrie, fût une solution de rechange, encore fallait-il éliminer les foyers de résistances entre Kirkouk et la frontière syrienne, créer un « Grand Kurdistan » et renverser Bachar al-Assad. En juin 2005, les Américains lancèrent l’opération « Matador » pour dompter les Turcomans hostiles à la main mise kurde sur leurs terres et le pétrole irakien. Sous prétexte de chasser Zarqaoui d’un de ses bastions, Tel Afar fut assiégé. Comme à Falloujah, les bombardements firent des milliers de victimes civiles. Les habitants qui se sont enfuis ont été remplacés par des Kurdes.

La Constitution de 2005, illégitime pour de nombreux Irakiens, permettrait à la Région autonome kurde d’anexer après référendum le gouvernorat de Kirkouk, une partie de ceux de Ninive et de Diyala, et le Sindjar. La résistance a fait échouer le projet – pour l’instant. Mais, en août 2007, l’attentat terroriste du Sindjar avec ses 500 morts, attribué au Parastin, le service secret kurde, a jeté les Yézidi qui y sont majoritaires dans les bras de Barzani – c’était son objectif.

Et la bataille engagée actuellement à Mossoul, sous prétexte de guerre contre Al-Qaïda, « nettoie » un peu plus les « territoires disputés » de leurs habitants ancestraux arabes, turcomans et assyro-chaldéens.

La Syrie résistant aux essais de déstabilisation étasunienne et française, le projet de bretelle Homs-Haïfa sur le pipeline existant a été abandonné, ne laissant à ses partisans que la signature d’un hypothétique traité de paix entre Israël et la Syrie, avec échange du Golan contre le passage d’un oléoduc vers Haïfa. Un remake, en quelque sorte, de l’accord négocié avec Anouar al-Sadate.

Un israélien nommé Fouad

A Tel-Aviv, Binyanin Ben Eliezer, ministre des Infrastructures plus pragmatique que ses prédécesseurs, étudie la faisabilité d’un oléoduc qui traverserait le Sindjar, longerait la Syrie et l’Euphrate et pénétrerait en Jordanie ; et parallèlement celle d’un quadruple pipeline sous-marin qui acheminerait vers Ashkelon, via le port turc de Ceyhan, du pétrole et du gaz géorgiens ou azerbaïdjanais – voire kazakhs – de l’eau, de l’électricité et des câbles en fibres optiques.

Né à Bassora, le général Ben Eliezer, dit Fouad, se présente comme un « ami des Arabes », mais sa réputation de boucher n’a rien à envier à celle d’Ariel Sharon. Il n’est pas seulement mêlé au massacre de Tal Al-Zaatar par les Phalangistes libanais en 1976 et de Jénine en 2002, ou à l’invasion de Liban en juin 1982, mais il est aussi accusé d’avoir fait liquider 250 prisonniers pendant la guerre de juin 1967. On attend toujours l’ouverture d’une enquête du Tribunal pénal international à son encontre, comme l’a demandé au Caire en 2007 le président de la commission des Affaires étrangères.

Détail important du projet de Ben Eliezer : selon le quotidien Haaretz (16 janvier 2007), l’oléoduc sous-marin pourrait être connecté à celui venant d’Irak. Le Kurde Hoshyar Zebari, ministre irakien des Affaires Etrangères avec qui il s’est congratulé devant les caméras au World Economic Forum de 2005, en Jordanie, ne demande qu’à coopérer. Le succès de cette opération dépend des exigences de la Turquie. En cas d’entente, le boycott pétrolier arabe perdrait tout sons sens.

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A lire sur le site France-Irak Actualité
http://www.gmunier.blogspot.com/


Sarkozy et l'Irak (1)
LA FRANCE VEUT SA PART DU « GÂTEAU » PÉTROLIER IRAKIEN
Marchandages prévus à Paris le 25 février….
« Bon appétit, Messieurs ! »

jeudi 28 février 2008

La Turquie accueille six blessés turkmènes du nord de l'Irak pour les soigner

2008-02-28

Six Turkmens who were severely wounded in a suicide attack in Tel Afar last week have been transferred to 29 Mayis Hospital in the Turkish capital in order to receive treatment.



ANKARA, 27 février (Xinhua) -- Six Turkmènes qui ont été blessés dans une attaque suicide à Talafar dans le nord d'Irak ont été transférés mercredi en Turquie pour recevoir des traitements, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Les Turkmènes blessés, dans un état critique, sont entrés en Turquie par la porte frontalière Habur à Silopi dans la province sud-est de Sirnak, selon le reportage.

Les six Turkmènes ont été blessés la semaine dernière lors d'un attentat suicide à Talafar et transférés de Zakho pour la Turquie. Ils ont été transportés par trois ambulances à l'Hôpital 29 Mayis de la capitale turque.

samedi 16 février 2008

Tal Afar: suicide bombers struck the Sheik Juwad Mosque, killing at least 4 people and wounding 17 worshippers

According to AP— Two suicide bombers, one armed with a grenade as well as an explosive vest, killed at least four people and wounded 17 as worshippers left a Shiite mosque after Friday prayers in the northwestern city of Tal Afar.

The suicide bombers struck the Sheik Juwad mosque in Tal Afar, about 260 miles northwest of Baghdad.

The first attacker raised suspicions because he was walking in a hurry and seemed confused. Police shouted at the man to stop, then shot him in the leg when he started to pull something that was later determined to be a grenade, said Tal Afar police chief Brig. Gen. Ibrahim al-Jubouri.

He managed to detonate his explosives vest, killing himself but causing no casualties, according to al-Jubouri.

Less than five minutes later, an elderly man wearing an explosives vest ran toward worshippers gathering at the scene and blew himself up, killing four people and wounding 17 others, al-Jubouri said.

Talefer'de Şii camisine intihar saldırısı


Irak'ın kuzeyindeki Türkmen kenti Telafer'de, bir Şii camisinin girişinde cuma namazı sırasında düzenlenen intihar saldırısında ilk belirlemelere göre 4 kişi öldü.

Irak'ın kuzeyindeki Telafer'de, bir Şii camisinin girişinde cuma namazı sırasında düzenlenen intihar saldırısında ilk belirlemelere göre 4 kişi öldü.

Polis, Türkmenlerin çoğunlukta yaşadığı Telafer kentindeki camide iki intihar bombacının kendini havaya uçurduğunu açıkladı.

Saldırıda 13 kişinin de yaralandığı bildirildi.